Draft Title: S H O A H

A Virtual Memorial Foundation 2010

Concept: Français

Draft title : S.H.O.A.H.
Projet d’art multimédia européen pour la paix et la réconciliation développé par Wilfried Agricola de Cologne (commissaire d’exposition)

Introduction
L’artiste multimédia Wilfried Agricola de Cologne a réalisé entre 1993 et 1998 son projet artistique : A Living Memorial – Memorial project against the Forgetting, Racism,
Xenophobia and Antisemitism [Un mémorial vivant- Projet de mémoire contre l’oubli, le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme]. http://www.a-virtual-memorial.org/bubis/documentation.htm
Sous la direction de Ignatz Bubis, le regretté président du Conseil Juif central allemand : http://www.a-virtual-memorial.org/bubis/inmemoriam.htm
Le projet a été exposé 43 fois depuis 1995, dans des installations en Pologne (Auschwitz, Majdanek, Krakow), en République Tchèque (Terezin) et en Allemagne (Berlin, Hambourg, Cologne, Hanovre, Leipzig).
Après qu’Agricola de Cologne ait décidé en 2000 de concentrer son travail artistique exclusivement dans les nouveaux médias, il a continué de travailler sur le concept de commémoration, avec parmi d’autres son projet d’art multimédia sur Internet intitulé : „A Virtual Memorial – Memorial Project against The Forgetting and for Humanity” [Un mémorial virtuel-Projet de mémoire contre l’oubli et pour l’humanité]
www.a-virtual-memorial.org-qui continue encore aujourd’hui. Comme peu d’artistes aujourd’hui, Agricola de Cologne comprend l’idée de commémoration comme un facteur déterminant dans la création contemporaine, utilisant les nouveaux medias, en particulier l’art vidéo qui est spécialement pertinent dans son travail en tant qu’artiste et commissaire d’exposition.

Le projet d’exposition
–>Contexte historique
La chute du mur de Berlin (1989) fut un tournant dans l’histoire à beaucoup de niveaux. Tous les experts sont d’accords, sans la chute du mur, la Shoa et son histoire, le génocide des juifs d’Europe mais aussi des Sinti, des Romes et de tous les autres peuples persécutés pas les nazis, auraient été oublié, car les derniers survivants auraient disparu et les documents témoignant de ces atrocités auraient été inaccessibles. La chute du mur de Berlin a changé cette situation, rendant accessible à un grand nombre de visiteurs les anciens camps présents en Europe et en Allemagne de l’est, causant une sensibilisation accrue du public et entrainant une réflexion renouvelée en Europe de l’ouest sur l’histoire du nazisme (par exemple Le Mémorial pour les juifs d’Europe à Berlin).
La possibilité nouvelle de voyager librement en Europe permet à tous les gens concernés de visiter les camps de Dachau, Terezin ou Auschwitz et de mieux comprendre ce que peut être l’extermination industrielle d’êtres humains, un concept difficile à appréhender pour la plupart d’entre nous.
Cela accroît la possibilité que l’histoire du nazisme puisse être transmise de génération en génération, une histoire qui ne représente pas un phénomène allemand local mais une part essentiel de l’histoire de l’Europe, étant donné que tous les pays d’Europe furent touchés et souffrirent de l’idéologie fasciste.
Ceci est l’approche historique du projet.

–>Concept
Contrairement aux médias statiques comme la peinture ou le dessin, les médias basés sur la temporalité comme la vidéo sont plus appropriés à une représentation artistique multidimensionnelle, mettant mieux en avant les processus externes et internes. De plus la vidéo est l’expression et le langage de la jeune génération.
Le projet d’exposition se concentre principalement sur la vidéo numérique, mais inclut également d’autres formes comme des installations sonores, du net art, de l’art numérique et des installations comprenant plusieurs medias.
Le concept est d’inclure des artistes de la génération d’après guerre utilisant la vidéo et les nouveaux medias, tout particulièrement la jeune génération incluant des artistes professionnels mais aussi des étudiants du monde entier avec un accent sur Israël, les Etats-Unis et l’Europe.
Les questions posés :
Comment les artistes qui n’ont pas vécu les persécutions Nazis ou l’extermination des juifs peuvent-ils les comprendre quand la distance temporelle et spatiale ne cesse de s’accroître ?
En quoi, l’histoire du nazisme est-elle encore pertinente dans leur vie personnelle, dans la vie de la société dans laquelle ils vivent, dans leur histoire ?
Comment cette histoire peut être rapprochées du contexte contemporain ?
Comment la compréhension de l’histoire peut permettre de différentier voir et penser ?
Mais aussi des questions plus plastiques comme
Quels sont les outils de représentation artistiques pour transformer des perceptions personnelles en art ?
Ainsi, l’exposition en projet n’est pas un autre essai manqué de visualiser la Shoah, cette fois-ci en utilisant des nouveaux medias, mais de rechercher comment les différentes générations comprennent le contexte historique de la Shoah, le génocide comme outil politique de terreur.
L’exposition montrera uniquement des œuvres d’art multimédia produites après 1989, des travaux réalisés tenant compte de la révolution politique, culturel et social induite par la chute du mur, ainsi que du développement technologique rapide qui a commencé à la même période. Une coïncidence historique qui a causé la digitalisation des medias en art contemporain et ailleurs. Certaines œuvres ont également été créées spécialement pour ce projet.
L’espace d’exposition ira d’espaces traditionnels comme des musées ou des galeries à des endroits de mémoires comme les anciens camps et des sites industriels, essayant de changer le sens de l’espace durant la période d’exposition.
L’exposition devrait être inaugurer en Allemagne, à Berlin ou à Cologne, une date provisoire serait à l’automne 2010 ou plus tard en 2011, se déplaçant ensuite à travers l’Europe et dans le monde.
Le projet sera réalisé par le biais du « Networking » comme nouvelle forme de collaboration internationale dans le cadre de la structure de [NewMediaArtProjectNetwork]||:Cologne, la plateforme expérimental pour les arts et les nouveaux medias où son fondateur Wilfried Agricola de Cologne le développera, l’organisera et le coordonnera.
L’exposition sera financée par des subventions publiques et privées au niveau national et européen.

[Traduction: Fanny Abulker (Paris)]